Liberté conditionnelle, jour 22, Direct avec Phlippe Donnet

Liberté conditionnelle, jour 22, Direct avec Phlippe Donnet

Rédigé le 10/06/2020

Aujourd’hui, je laisse la parole à Carole Bourner qui a assisté au direct avec Phlippe Donnet. C’était ouvert à tout le monde, au détail près que c’était en anglais et sans traduction. Nous avions donc bien besoin de notre secrétaire au comité européen, bilingue de surcroît pour nous faire un retour sur ce rendez-vous. A toi Carole !

« Ce midi de 12h30 à 13h30, nous avons assisté au direct avec Philippe DONNET.

C’était une première expérience car nous étions de nombreux salariés du monde entier à écouter et éventuellement passer des questions (par écrit uniquement).

Chaque pays avait un nombre limité de places et nous étions près de 220 pour la France.

L’animateur était Simone Bemporad le Directeur de la communication du Groupe.

Ils étaient tous les 2 dans un des bureaux de la tour à Milan. L’entretien s’est déroulé en anglais.

Voici mes quelques notes :




Quelle est la situation actuelle compte tenue de la récente crise sanitaire ?

Difficile de donner une vue totale car rien n’est totalement arrêté à ce jour et il faudra attendre quelques mois en plus.

Plus de réclamations, de sinistres, et la situation des marchés financiers n’est pas bonne.

Le résultat opérationnel sera en dessous très certainement par rapport à 2019.

Qu’en est-il de notre plan stratégique ?

Le plan est toujours valide et notre stratégie est toujours la bonne.

La transformation digitale a, de fait, été accélérée et nous serons plus expérimentés et donc en avance par rapport à notre plan sur ce sujet.

Nous continuons de grandir donc ce fut la bonne stratégie et nous devons poursuivre.

Bien sûr le monde a subi un arrêt total, c’est possible qu’on ait un tsunami pour certaines compagnies et nous serons forcément impactés mais nous ne savons pas encore comment et à quel niveau. Le marché financier nous impacte forcément.

En novembre nous aurons un rendez-vous très important avec le marché (Investor Day) et nous aurons une vue plus fine.

Quel bilan du télétravail ?

Nos façons de travailler ont changé et il est clair qu’elles seront celles de demain. Donc ce serait stupide de laisser de côté ce smart-working qui a fonctionné et qui continue de fonctionner, en utilisant les fonctions digitales mais nous ne serons pas en 100% télétravail car nous devons trouver un bon équilibre. Nous avons besoin de nous rencontrer à certaines occasions. Donc nous devons nous organiser pour travailler autrement.

Comment voyez-vous le futur de l’assurance ?

Nous devons nous préparer pour adresser ce type de crise et trouver des solutions aussi avec les états pour des solutions de protection car aujourd’hui ce n’est pas le cas. Nous avons des dispositifs sur les catastrophes naturelles dans certains pays, cela doit servir d’exemple.

Les consommateurs et leurs nouvelles réactions ?

En effet certaines personnes pourraient utiliser plus leur voiture. Durant la crise nous avons eu moins de sinistres mais nous risquons d’en avoir plus car du fait que les personnes utiliseront moins les transports en commun, voyageront moins en avion, en train, et vont avoir peut être un peu de mal à reprendre le volant, nous aurons une augmentation de la sinistralité potentiellement du fait de l’usage plus intensif de véhicule personnel.

Au travers des évènements actuels sur la question raciale,

Nous avons conservé une bonne image durant cette crise car nous prenons soin de l’ensemble de nos parties prenantes. Nous avons un programme de D&I, de THSN, donc non seulement nous mettons en œuvre des actions mais nous nous comportons selon nos dires.

Comment capter les candidats et leur donner envie de venir à Generali ?

Pour faire venir un candidat, nous pouvons lui dire que l’assurance n’est pas ennuyeuse, il y a beaucoup de diversité en terme de métiers, nous pouvons offrir une expérience internationale du fait de notre empreinte mondiale, et enfin nous avons des grands principes éthiques que nous mettons en œuvre.

Question sur Asie : quid du devenir ?

Nous avons une présence forte comme la joint-venture en Chine, nous travaillons bien en Indonésie et Vietnam. Nous pourrions faire mieux et nous étendre et nous regardons cela. Oui nous voulons grandir en Asie mais il faut accélérer la croissance organique.

Quels sont les enseignements sur la question environnementale ?

Durant cette crise et le confinement nous avons tous vu la nature reprendre ses droits. Nous ne pouvons bien sûr pas vivre en confinement tout le temps. Mais nous avons en effet pu prendre conscience que nous avons mis de côté la nature. Nous nous engageons dans des investissements « verts » et cela depuis un moment mais nous devons poursuivre car nous ne pouvons plus vivre comme avant

Dans nos outils de paramétrages de tarifs, nous devons prendre en compte le comportement environnemental et trouver des nouvelles solutions et cela fait partie de notre stratégie et nous le faisons de plus en plus.

Quels sont les principaux objectifs pour le middle management ?

Nous devons tous avoir conscience que nous allons vivre des temps difficiles après cette crise. Donc le programme « Life Time Partner » est encore plus important. Nous devons adapter notre business model : moins de buildings, moins de frais mais encore plus les réduire, suivre des objectifs financiers au plus fin. Ce sont les 2 plus importantes tâches du middle management (LTP & diminution des coûts).

Nous devons être au plus près de nos clients et spécialement en cas de sinistre et merci au outils digitaux mais nous devons avant tout prévenir ces éventuels sinistres. Donc plus de conseils et de prévention envers nos clients.

Question sur l’Amérique Latine : quid du devenir ?

Au Brésil et en Argentine, les situations sont très différentes. L’Argentine est un vrai modèle de développement dans le Groupe. Le Brésil est un marché très compétitif et nous aurons une vraie opportunité, nous y sommes pour le futur car nous sommes petits pour le moment.

Comment situez-vous notre industrie face à cette crise ?

L’assurance est une industrie solide. Nous n’avons pas été supportés par les états, les règles Solvency 2 n’ont pas été modifiées malgré la crise. Nous devons donc poursuivre nos engagements et obligations malgré tout. Nous n’avons jamais de crise comme dans les banques par le passé. Nous pouvons avoir peur de toutes sortes de crise comme une énorme crise informatique avec un virus qui stopperait les entreprises mais nous ne pouvons pas préjuger de l’avenir et nous devons nous protéger et réfléchir à des solutions avant même que cela se produise.

Quid de notre politique commerciale ?

Notre mix produits est fondamental et notre position en Europe est importante. Nous sommes focalisés sur l’excellence technique et cela fait la différence par rapport à nos concurrents. Nous sommes encore trop lents, trop bureaucratiques, trop complexes.et durant la crise, nous avons pu faire mieux dans ces 3 domaines donc nous devons poursuivre dans ce sens et capitaliser sur ce que nous venons de vivre et expérimenter.

Les agents : pas de changement d’opinion. C’est la meilleure solution de distribution pour notre compagnie. Nous les avons aidés durant cette crise. Et nous ne pourrons pas faire notre programme LFP sans nos agents. Mais ceux-ci doivent aussi devenir digitaux. Nous avons débuté avant la crise et nous devons accélérer cela mais au même titre que tous les projets digitaux.

Pouvez-vous nous dire quelques mots concernant les annonces de la presse de ces derniers jours ?

Concernant les annonces sur Del Vecchio et de son augmentation de prise de participation dans Mediobanca, nous n’avons pas de nouvelles supplémentaires donc je commenterai lorsqu’il y aura des nouvelles.

Qu’en est-il d’éventuelles opportunités en Europe ?

Du fait de la crise certaines entreprises peuvent être en difficultés donc cela reste à suivre. Mais nous avons beaucoup de cash et heureusement pour nous en ces temps de sortie de crise ! Donc oui nous regardons et pas seulement en Europe pour l’assurance traditionnelle mais dans le monde entier pour l’asset management business.

Votre conclusion

J’ai été très impressionné de voir notre capacité à réagir en 2 semaines face à cette crise donc cela prouve bien que si nous voulons nous pouvons être très rapides. Je suis très fier de la façon que nous avons eu à nous occuper de nos parties prenantes à commencer par nos salariés, mais aussi les agents, nos clients, …

La santé et la protection est une opportunité et nous devons vraiment travailler sur ce marché.

Je ne pense pas que la Chine sera le leader du monde. Il s’agit d’une coopération mondiale de tous les pays.

Nous devons être prudents quant au retour au bureau. A Milan nous devons être attentifs car la crise n’est pas finie. Mais nous ne devons pas avoir peur de revenir. Mais nous ne serons plus 100% au bureau, le smart-working fait maintenant partie de notre façon de travailler.

Merci à tous pour la participation. Ce fut une nouvelle expérience et « grâce » à cette crise nous avons pu expérimenter de nouvelles façons d’échanger.

Nous allons avoir une nouvelle phase. Generali maintenant a besoin de vous tous, car même si nous avons une situation stable, nous allons devoir poursuivre nos travaux »

Portez-vous bien !