Liberté conditionnelle, jour 36, reprise de la négociation sur l'épargne salariale (participation et intéressement)

Liberté conditionnelle, jour 36, reprise de la négociation sur l'épargne salariale (participation et intéressement)

Rédigé le 01/07/2020


La négociation sur l’épargne salariale (vous savez la participation et l’intéressement) a fini par reprendre hier. Voici le compte-rendu de Thérèse de cette première réunion.

« La négociation sur l’épargne salariale a repris hier matin après près de 3 mois de pause, je ne vous dis pas pourquoi vous le devinez aisément.

L’équipe CFDT quasi au complet et nous voilà partis pour 2h de réunion.

Le sujet est délicat dans le contexte et la réunion est donc animée par Catherine Rogard el Laetitia Léonard. Sylvie Peretti préside cette négociation.

De nos années à l’école, nous nous souvenons certainement des Équations.

Nous avons nous aussi la nôtre à résoudre:

Maintenir  l’Epargne salariale pour les salariés et cela en respectant les contraintes imposées par le groupe: car l’Italie ne recale ni nos engagements en terme de remontées de profits pour distribuer les dividendes, ni notre contribution au remboursement de la dette.

La négociation doit s’achever pour la fin juillet au plus tard afin de respecter les délais ad hoc de mise en place.

Cette réunion a été traitée en 2 temps distincts.

Tout d’abord un point sur l’environnement économique et financier macro pour ensuite regarder de plus près les défis de Generali France sur son marché.

Nous évoluons dans un contexte totalement inédit: crise sanitaire et crise financière.

Avec un choc d’une ampleur inédite: choc de l’offre et choc de la demande.

L’économie est en contraction mais sur quelle durée et à quel niveau ?

Les marchés financiers sont très volatils Soutien massif de la BCE mais que se passera t’il lorsqu’elle va se désengager?

Dans le même temps les français économisent 100 Milliards d’euros et notre endettement représente 120% du PIB.

Et pour Generali France?

Nos garanties sont mises en jeu pour soutenir nos clients Et nos actifs sont en perte de valeur. Or nous générons nos profits grâce à la gestion de nos actifs.

Concrètement moins de sinistre en IARD mais aussi moins de cotisation qui entrent.

Car des impayés et des demandes de report de paiement sans pouvoir lancer le recouvrement.

En vie nous nous rémunérons sur l’activité financière...

L’impact le plus fort repose sur nos contrats santé et prévoyance: coût des hospitalisations et des arrêts de travail et sujet des impayés là aussi.

Puis un 2eme temps sur nos contraintes : Generali doit initier des mesures permettant de soutenir le projet d’entreprise 2020/2022.

Notre CA est en baisse, nous engrangeons des pertes techniques et donc nous devons faire ( encore encore) des efforts sur les frais généraux.

Les efforts supplémentaires s’élèvent à 35millions pour cette année.

Les projets IT ont tous été étudiés et les plus importants pour la relance de CA, la sécurisation de nos systèmes, le traitement de l’obsolescence, les contraintes réglementaires, sont maintenus. Des arbitrages ont été réalisés.

Car Generali doit être porteur de valeur pour les clients et doit maîtriser ses coûts et ses investissements.

Mais le dispositif d’Epargne salariale doit être maintenu sur la base d’une enveloppe réduite. Nous ne la connaissons pas encore, pas plus que les critères détaillés qui détermineront l’intéressement. La participation restera elle sur la règle légale.

Pas plus d’ailleurs que les sujets d’affectation des 35 millions d’économie supplémentaires sur les frais généraux.

Affaire à suivre donc avec 2 réunions supplémentaires en juillet. »

Portez-vous bien !