Liberté conditionnelle, jour 37, il faut garder le moral

Liberté conditionnelle, jour 37, il faut garder le moral

Rédigé le 01/07/2020


Il faut garder le moral. Surtout quand on ne voit que des choses négatives, lorsqu'on nous sollicite que pour des mauvaises nouvelles.
Oh, je ne me plains pas, c'est le boulot, il faut le faire, il est passionnant, on se sent utile.

Comme vous l'avez sans doute compris, je parle d'être représentant du personnel : le boulot de représenter ses collègues dans les réunions de CSE, de commissions ou de représentants de proximité, dans les négociations, face à la Direction. C'est aussi le boulot de les assister, la plupart du temps dans des moments difficiles de leur vie professionnelle (et même personnelle).

Assister quelqu'un dans un entretien "préalable" à une sanction, à un licenciement n'est jamais un moment agréable. Accompagner un collègue face à sa hiérarchie dans un conflit est toujours compliqué surtout qu'on est forcément obligé de s'impliquer personnellement. On peut essayer de mettre de la distance, il le faut d'ailleurs. Mais si on a choisi d'être représentant du personnel c'est parce qu'on aime aider nos collègues, passer du temps pour eux et rendre service.

On joue aussi le rôle de conseil à nos collègues, c'est d'ailleurs le plus fréquent, heureusement. Un œil extérieur est toujours le bienvenue quand on est empêtré dans ses craintes ou dans ses certitudes. Non le manager n'est pas toujours un bourreau, et oui on a tous le droit d'avoir des moments où on est moins performant que d'autres.

Parfois ça marche, c'est efficace. Parfois non et malgré nos efforts, on ne peut rien changer à la situation. Si ce n'est apporter un peu de réconfort. Mais il faut continuer.

La récompense ultime, celle qui fait plaisir au-delà de tout le reste, est l'adhésion de la personne qu'on a aidé. C'est une forme de reconnaissance du travail accompli par l'équipe CFDT, car c'est toujours un travail d'équipe, même si une seule personne accompagne. C'est aussi une manière de dire "vous m'avez aidé, alors je contribue à ma manière en adhérant".

D’ailleurs, question subsidiaire : qui a envie parmi vous de faire une adhésion pour nous aider ?

Je ne pouvais terminer ces chroniques sans parler un peu plus intimement du représentant du personnel. J'avais jusque-là beaucoup parlé des réunions mais peu de l'individuel. Voilà qui est fait !

Portez-vous bien !