Confinement #2, Jour 4, #4novembre16h16

Confinement #2, Jour 4, #4novembre16h16

Rédigé le 04/11/2020


 L'actualité est riche en ce moment, mais deux sujets m'ont interpelé particulièrement en ce jour. La première est bien sûr l'élection américaine. Aura-t-on droit à Trump pour 4 ans encore ? On verra bien, de toute manière, on n'a pas de prise ni sur la décision ni sur ses conséquences...

Le deuxième sujet est #4novembre16h16. A partir de 16h16 aujourd'hui et ceci jusqu'à la fin de l'année, mesdames vous allez travailler bénévolement si on compare votre rémunération à celle de vos homologues masculins. En étant payées 15,5 % de moins que les hommes (Eurostat, 2020),Les femmes perdent 39,2 jours ouvrés de travail rémunéré cette année.

Ce chiffre ne risque pas de s'améliorer hélas. On constate en général que lors des grandes crises, les inégalités ne se réduisent pas, bien au contraire, elles s'accentuent quel qu’en soit l'origine.



Et à Generali ?

A Generali, il faut bien le reconnaître la situation est tout de même meilleure que dans le reste du pays du fait de l'application successive de nos accords d'égalité professionnelle depuis de nombreuses années. L'équipe CFDT Generali très mobilisée, notamment sur ce sujet, revendique et agit, aussi bien collectivement (négociation de l'accord Egalité professionnelle, revendications lors des différentes commissions,...) qu'individuellement, dans l'accompagnement des salariés. Cet accompagnement peut prendre la forme de conseils mais aussi de dossiers portés auprès de la DRH en particulier dans la commission "ad-hoc" où chaque situation peut être examinée. Il faut rappeler que les hommes au même titre que les femmes peuvent faire un recours s'ils estiment que leur rémunération est en décalage avec celle de leurs collègues.

L'index égalité homme-femme (indicateur officiel et national) est de 87 sur 100 à Generali. Quatre indicateurs sur les cinq ont pour objectif de supprimer les écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes. Pour rappel, il s’agit des indicateurs suivants :

  • l’écart de rémunération femmes hommes,
  • l’écart de répartition des augmentations individuelles de salaire,
  • le pourcentage de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité,
  • le nombre de personnes du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations.

C'est ce dernier indicateur qui explique que Generali n'a pas eu plus de 87/100.

Il y a pourtant encore beaucoup à faire car même si dans une même fonction, les inégalités se sont fortement réduites grâce à nos accords, les inégalités persistent entre les fonctions fortement féminisées et les autres. Ou, dit autrement, les métiers essentiellement masculins sont mieux payés que les autres. L'écart qui existe encore se situe essentiellement là.

La CFDT vient de signer le nouvel accord égalité professionnelle à Generali pour continuer à pouvoir aider les salariés dans leurs recours mais également parce qu'il contient toujours un budget chiffré de 250 000 € par an pour améliorer dans ce cadre les rémunérations.

La CFDT au niveau national a produit cette image, qui peut paraître choquante mais hélas représente assez bien la situation : à ce rythme-là dans les entreprises françaises, dans 1000 ans nous y serons encore.



Portez-vous bien, et ne sortez pas trop, et surtout portez un masque !