Confinement #2, jour 6, premier confinement, un bilan ?

Confinement #2, jour 6, premier confinement, un bilan ?

Rédigé le 06/11/2020


Nous venons de rentrer dans le deuxième confinement (de l'année, mais même de l'Histoire!), mais il est intéressant de se poser la question du bilan du premier confinement de mars à mai.

Déjà, on a appris qu'on pouvait faire des apéro Skype et donc que la distance physique ne devait pas être un frein à boire un coup ensemble ! L'honneur et les traditions françaises sont sauves ! Ouf !

En plus d'apprendre ce qu'était un "prédicat" (alors, qui connait le terme de grammaire, hein qui ?), on a aussi appris que faire la classe à ses enfants était très compliqué et qu'être enseignant était un vrai métier. Un point pour la revalorisation de l'image des enseignants (mais pas de leur salaire, il ne faut pas trop en demander)

On a appris à mettre un masque (sur le nez on vous dit!) et tout le monde sait qu'un masque FFP2 n'a rien à voir avec un masque chirurgical. On a pris conscience de l'état de délabrement de notre système de santé, en particulier de nos hôpitaux, alors que les personnels hospitaliers le clamaient haut et fort depuis des années. (tiens on applaudit plus à 20h?)

Enfin, on a appris qu'on pouvait travailler depuis la maison et que nos entreprises allaient pouvoir diminuer drastiquement les mètres carrés de bureau.



Diagnostic partagé des partenaires sociaux

Durant l’été la CFDT et d’autres partenaires sociaux (d'autres syndicats et le MEDEDF) se sont accordés sur un Diagnostic partagé relatif au télétravail en partant du vécu de cette période qui a vu « la systématisation à grande échelle du télétravail pendant la crise sanitaire ».

Voici les points essentiels de ce diagnostic liés directement à la situation de télétravail en confinement vécue durant le printemps 2020 :

1. Un certain nombre de craintes et de verrous psychologiques ont été levés chez les employeurs comme chez les salariés.
2. L’existence de plan de continuité de l’activité a pu permettre d’anticiper la situation.
3. Un dialogue social de qualité, quand il existe, a permis la mise en œuvre réussie du télétravail confiné.
4. La période a mis en évidence de nouveaux modes d’exécution des missions à réaliser ; elle a représenté une opportunité pour enrichir certains postes.
5. L’expérience vécue par les managers et les collaborateurs a permis une prise de conscience quant aux postes réputés non « télétravaillables » avant la crise.
6. Face aux risques d’isolement et de lien avec le collectif de travail, le rôle de veille active du manager et des services RH est crucial.
7. Les dispositions habituelles en matière d’outils informatiques doivent être adaptées.
8. Concernant les temps de repos, le contrôle de la charge et le droit à la déconnexion, les règles de préservation habituelles s’appliquent.
9. Les difficultés liées au confinement familial doivent être prise en compte.
10. Les conditions d’exercice du dialogue social (entreprise et branche) doivent être adaptées.
11. Le lien entre les salariés et leurs représentants élus et syndicaux est à préserver.
12. La période de confinement met en évidence la perception d’inégalités de situation face au risque pandémique, de risques de nouvelles fractures numériques et de délitement de la communauté de travail.

Tous ces enseignements devront se traduire demain dans un nouvel accord national interprofessionnel relatif au télétravail dont la négociation s’est ouverte le 3 novembre.

Mis à part le risque d’isolement (avec ses conséquences possibles), le diagnostic n’aborde pas deux autres registres de risques : ceux liés à la sédentarité accrue (bien connue pour avoir de multiples effets sur la santé) et ceux liés à la surconnexion et le travail sur écran permanent : « sur les autoroutes de l’information faite la pause toutes les (2) heures » en paraphrasant notre regretté collègue Yves Lasfargues, ainsi que Bison Futé !

Le diagnostic n’a pas abordé non plus la prise en charge des coûts générés par le travail à domicile en cas de confinement : la gestion par les entreprises a fait montre de très grandes disparités de traitement contraire à l’esprit de solidarité et de cohésion nationale qui doit être le principe premier dans une telle crise ! à défaut c’est le chacun pour soi, l’égoïsme, et le creusement des inégalités qui s’accroissent et partant, la défiance en la démocratie.

(source : https://www.cadrescfdt.fr/actualites/travail-confine-saison-2-resume-de-la-saison-1)

A Generali

En tout cas côté Generali, à en croire la presse, l'Entreprise a déjà tiré un certain nombre de conclusions de ce premier confinement car Sylvie Peretti affirme sur le site myhappyjob.fr que "Le télétravail n’est plus une variable d’ajustement, nous nous orientons vers un modèle hybride pour l’avenir". Elle dit même "Nos réflexions portent désormais sur ce que l’on fait en présentiel : pour quoi venir au bureau ?" (source https://www.myhappyjob.fr/generali-le-teletravail-nest-plus-une-variable-dajustement-nous-nous-orientons-vers-un-modele-hybride-pour-lavenir/ Merci à Vincent pour l'article)

Coté CFDT Generali, nous attendons toujours l'ouverture de la négociation de la future "organisation du travail et télétravail" qui aurait du s'ouvrir fin octobre et dont nous attendons toujours la date de démarrage. Allons-nous devoir négocier sur "pour quoi venir au bureau ?" ? Vous avez des idées ?

Portez-vous bien, et ne sortez pas trop, et surtout portez un masque !